lundi 1 novembre 2010

GASTRONOMIE - LES PRODUITS DE L'AUTOMNE - TEST

Que savez-vous des produits d'automne ?

Test : Les produits de l'automne

Présentation

Que savez-vous des produits d'automne ? h3. 1.A partir de quel fruit réalise-t-on le guacamole ?
a) L’avocat
b) La banane
c) La pomme de terre
h3. 2.Le poireau est le légume national…
a) En Egypte
b) En Ecosse
c) Au Pays de Galles
h3. 3.De quel arbre le kaki est-il le fruit ?
a) L’arbre à kakis
b) Le plaqueminier
c) Le kakivillier
h3. 4.Braeburn, Belle de Boskoop, Granny Smith et Fuji sont des variétés de...
a) Pomme
b) Poire
c) Raisin
h3. 5.Lequel de ces trois produits d’automne n’est pas un cucurbitacée ?
a) Le potiron
b) La courge
c) Le céleri-rave
h3. 6.Comment désigne-t-on l’enveloppe hérissée de piquants qui protège la châtaigne ?
a) La coque
b) La carapace
c) La bogue
h3. 7.« Trompette de la mort » : pour quelle raison ce champignon a-t-il été ainsi nommé ?
a) Il est mortellement toxique
b) Il pousse à l’époque de la Toussaint, la fête des morts
c) Il a un pied en forme de trompette
h3. 8.Sous quel terme désigne-t-on l’élevage de moules ?
a) La mytiliculture
b) L’ostréiculture
c) La mouléticulture
h3. 9.Comment appelle-t-on le chevreuil lorsqu’il a moins de 6 mois ?
a) Le chevreau
b) Le faon
c) Le chevrillard
h3. 10.La clémentine est le résultat du croisement entre :
a) L’orange et le citron
b) La mandarine et le citron vert
c) La mandarine et l’orange amère
Retrouvez les résultats du test sur "Que savez-vous des produits d'automne- résultats":http://www.keldelice.com/gastronomie/que-savez-vous-des-produits-dautomne-resultats-136

Les blogs gastronomie du Monde.fr

  • La fierté du Madiran racontée par le domaine Berthoumieu (Madiran 4)

    Ah les Gascons! Au risque de me montrer caricaturale, ce que j’aime, chez les vignerons gascons, c’est que quand ils sont fiers de quelque chose, et bien… ils en sont fiers! A propos du tannat, Didier Barré, du domaine Berthoumieu est donc fier d’affirmer que “ce cépage, on en est fier!”. Le terroir du Sud-Ouest ? Ben, [suite...]
  • Epouvante en cuisine

    Ces cakes à l’allure inquiétante auraient plu à Agatha Christie. Halloween, ça se passe aussi en cuisine. De l’entrée au dessert surtout, l’imagination fait montre d’une macabre exubérance. Muffins araignées, doigts et orteils de sorcière ou encore “forêt d’amanites”, momies, yeux de monstres, les appellations font baver… d’effroi. Un gâteau citrouille ponctuera les réjouissances. Une citation du sociologue Jean Baudrillard en guise d’épitaphe [suite...]
  • Cher MOF

    Pour qui chercherait à savoir de quoi a l’air une bouchée de MOF [Meilleur ouvrier de France], Patrick Roger, MOF chocolatier 2000, fête ses dix ans de col bleu blanc rouge en proposant la réédition d’un chocolat présenté alors au jury. Ganache de chocolat noir au goût de citron vert du Brésil, parsemé de pommes poêlées et déglacées au [suite...]

HABITATS - CONCOURS - ÉCONOMIE







Un saut à Courbevoie (Hauts-de-Seine), derrière la Défense, un autre dans le quartier de la Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement, un troisième au Pavillon de l'Arsenal, toujours dans la capitale (4e arrondissement), et voici une journée souriante. Le hasard a organisé cette rencontre. Elle aurait pu avoir lieu dans nombre de villes, à Lyon, Bordeaux ou Nantes. Avec partout ce constat : la persistance méritoire d'une création architecturale de qualité en dépit des difficultés du contexte.


Les logements sont souvent à la pointe de l'actualité. On évoque leur pénurie, leurs prix qui flambent. On dit peu que la majorité d'entre eux, qu'ils soient individuels ou collectifs, restent d'une grande médiocrité inventive, produite par des promoteurs qui estiment suivre ou précéder le goût du public. On pouvait redouter un avenir encore plus noir. D'abord à cause de l'accumulation des règlements, toujours plus lourds, pour construire. Arrivent d'autres contraintes, a priori de bon sens : que l'immeuble ou la maison respecte une "haute qualité environnementale" (HQE), fasse des économies d'énergie, soit écologique...
Tout cela semblait conduire à une stérilisation des formes architecturales au profit d'un habitat standard. On pense à l'impôt sur les portes et fenêtres inventé pendant la Révolution, qui conduisit, pour les plus pauvres, à la condamnation de nombreuses issues, donc à des logements insalubres, avec de très petites ouvertures, sombres et mal aérés. Autre point commun avec l'histoire : ces nouveaux règlements s'appliquent à des appartements de plus en plus exigus et aux plafonds bas. Dans son pamphlet intitulé HQE. Les Renards du temple (Al Dante, "Clash", 2009), l'architecte Rudy Ricciotti dénonçait, en 2009, les risques que faisait courir cette délirante production de normes par une armée des technocrates.
Or parmi les nouvelles générations d'architectes, mais aussi chez quelques vieux routards, la réaction a été à la fois rapide et subtile. A Courbevoie, l'agence KOZ (Christophe Ouhayoun et Nicolas Ziesel) vient de livrer un ensemble de vingt-sept logements sociaux au numéro 75 de l'avenue de l'Arche. C'est une bonne adresse : ils font face à la paix d'un cimetière qui leur dégage la vue, tandis qu'à l'arrière une annexe commerciale du groupe Peugeot, souhaitant protéger ses secrets, interdisait toute vue sur ses façades pourtant peu ouvertes.
Ces logements font partie de la ZAC des Fauvelles, un site ouvert à tous les vents. Premier point : multipliant les astuces techniques, les deux architectes parviennent à une isolation maximum et à une consommation de 70 kW/h par m2 et par an. C'est très bien et ils ont été primés pour ça. De plus, sur ces données se greffe un bel édifice, animé, coloré, dont on ne sait s'il est classiquement déstructuré ou soigneusement rangé avec désordre.
Les appartements, lumineux, relativement vastes, sont cernés de terrasses larges et doublés à l'extérieur de "boîtes" à tout faire, qui apportent une étonnante profondeur à la façade. Elles dessinent autant de maisons et donnent la certitude de reconnaître de loin son chez-soi. Deux tons de vert, un jaune, un béton blanc unifient l'ensemble avec tact.
Autre univers, autres moeurs : 72, rue Doudeauville, à la Goutte-d'Or, une architecture qui semble relever de principes inverses de ceux de la ZAC des Fauvelles. La commande, passée peu avant que les nouvelles normes ne soient édictées, a pris quelque temps à se concrétiser. Imaginé par l'architecte italienne Stefania Stera, cet immeuble d'angle a, à première vue, la sévérité d'un bastion en béton strié. L'isolation est garantie (des panneaux solaires, une cuve de récupération de l'eau de pluie confirment cette volonté écologique).
Le bâtiment s'adoucit à l'approche, révélant de larges ouvertures, et, ici aussi, un jeu de touches de couleurs, jaune encore et bleu. Par sa masse, l'immeuble obéit à la rue, et à des règles de communautés plutôt vivantes, et l'on se retrouve autour d'une cour intérieure bien faite pour accrocher le voisinage.
C'est à l'intérieur, dans les jeux d'escaliers, de paliers, de terrasses communes, que s'organise la sociabilité promise aux vingt-deux logements. Pas un détail qui n'y soit étudié, travaillé et retravaillé, avec l'idée aussi que chaque famille sera amenée peut-être à le réinterpréter. Pas un appartement qui soit semblable aux autres.
Ces deux projets nous conduisent au Pavillon de l'Arsenal, qui abrite l'exposition "Habiter 10.09/09.10", soit cent soixante-dix propositions développées lors des quarante derniers concours d'architecture (de septembre 2009 à octobre 2010) pour la construction de nouveaux logements à Paris. On peut y voir, en images de synthèse et aquettes, plus de trois mille logements en projet à Paris. Clairement, en termes esthétiques, on est sortis de l'ère des clans et des écoles fermées. On craignait une standardisation, on assiste à une explosion tonique de modèles, dont plus d'un peut exaspérer, et plus d'un séduire. Disons que les jurys ne se sont guère trompés.

ÉCONOMY - USA - ALLEMAGNE - FRANCE - ANALYSE

A l'heure où les responsables américains s'interrogent quant à la poursuite des baisses de taux quantitatives pour tenter de relancer une économie qui ne parvient toujours pas à se rétablir, l'Allemagne affiche pour sa part une croissance impressionnante de 2,2 % au deuxième trimestre 2010. La "locomotive de l'euro" – expression empruntée au Financial Times – ainsi alimentée par un secteur à l'exportation hyper compétitif devrait rétablir une Union européenne à la traîne et, par delà notre continent, cette solide machine devrait tirer l'ensemble de l'Occident hors de la dépression en exportant vers le reste de l'univers…
Comment ignorer cependant que l'essence qui alimente ce moteur allemand – et cette remarquable croissance du second trimestre de cette année – fut essentiellement fournie par une dépréciation de l'euro vis-à-vis du "billet vert" et du yen, elle-même causée par la crise des pays européens dits "périphériques" ? Car cette croissance en base annualisée de près de 9 % – dopée par la Grèce et par d'autres nations en souffrance – représente un chiffre tout à fait inhabituel pour une nation riche à l'économie moderne et intégrée évoluant en outre dans un contexte de crise globale. En fait, une croissance si impressionnante devrait inquiéter les allemands.
Les écarts enregistrés par les statistiques économiques de ce pays sont-ils souhaitables? Une croissance qui excèdera 3 % sur 2010 après une contraction légèrement inférieure à 5 % en 2009 et une évolution imprévisible pour 2011 est-elle saine alors même que cette locomotive allemande est conduite selon des décisions prises hors du pays ? Car ce triomphe allemand est entièrement redevable aux stimuli mis en place au sein des économies développées et à des taux d'intérêts très bas générateurs d'immenses liquidités stimulant la consommation des pays émergents. Si la question de la pérennité d'une telle croissance est pertinente, il est aujourd'hui fondamental pour les allemands de se rendre compte que leur niveau de vie est totalement dépendant de l'appétit de consommation de nations souvent situées à des milliers de kilomètres de leur pays !
L'Union européenne offre du reste un contraste saisissant entre une Allemagne au centre de toutes les attentions et un pays comme la France dont l'activité économique bénéficie d'une reprise solide et régulière en toute discrétion… La comparaison des chiffres bruts de croissance entre ces deux nations ne serait certes pas tout à fait significative au vu de leur conjoncture démographique différente. En effet, les retombées d'une population allemande stagnante et d'un dynamisme des naissances français (permettant de situer à un avenir plus ou moins proche une France plus peuplée que l'Allemagne réunifiée) seront incontestables du point de vue de leur performance économique respective au cours des décennies à venir. Pour autant, l'économie française a d'ores et déjà constamment surpassé l'économie allemande en terme de croissance du produit intérieur brut (PIB) ces dix dernières années. De plus, et c'est là une différence quasiment vitale entre les deux pays, l'économie française – qui tire certes également profits de ses exportations – bénéficie par ailleurs d'une demande intérieure dynamique enviable. Une consommation intérieure autonome est en effet un précieux facteur de stabilité économique à long terme d'un pays. Car le paysage global actuel est composé de nations qui n'ont d'autre alternative que d'opérer des relances à l'exportation les rendant tout à la fois dépendantes du bon vouloir des acheteurs étrangers et de manipulations de leurs taux de change…
STABILITÉ FRANÇAISE
Cette stabilité – et sérénité – économique française s'est ainsi traduite par une contraction (-2.6 %) moins importante en 2009 que celle d'une économie allemande (-4.7 %) qui se redresse évidemment de manière nettement plus spectaculaire en 2010 à la faveur d'un bond de ses exportations. Cet équilibre inhérent à l'économie française lui permet du reste de vivre en dépit d'un déficit commercial, il est vrai relativement faible, lui-même facteur de croissance Européenne et internationale puisqu'il reflète un secteur des importations dynamique. En comparaison, l'Allemagne serait au bord de l'implosion si elle n'enregistrait que deux mois de déficit commercial !
Pourquoi est-ce donc la France qui est continuellement sous le feu des critiques et qui est quotidiennement exhortée à réduire ses déficits pendant que la locomotive allemande, elle, ne cesse d'être encensée ? Les déficits français ne contribuent-ils pas directement à soutenir la production allemande ? Par ailleurs, les endettements public et individuel français n'ont jamais hypothéqué la capacité de remboursement d'un pays dont le secteur bancaire est, de surcroît, resté sobre durant les années de forte expansion. L'Allemagne, dont les banques ont pris tous les risques en Europe centrale et de l'Est, ne saurait en dire autant… C'est pourtant la France qui semble constamment sur la sellette, critiquée par la Commission européenne et par le fonds monétaire international (FMI) pour miser sur une croissance de 2,5 % en 2011 qui lui permettra de résorber son déficit de deux points. Prévisions (tout récemment ramenées à 2 %) qui ne sont en rien irréalistes en cas de reprise de l'activité globale sachant que c'est la croissance mondiale (et pas seulement la française !) qui serait affectée par une aggravation éventuelle de la crise.
Les performances économiques de la France restent très stables puisqu'elle croît de l'ordre de 2 % l'an sur le long terme alors même que la croissance allemande moyenne ne cesse de diminuer depuis le début des années 1990 (tout en connaissant des soubresauts volatils) et que sa production souffre d'une évolution irrégulière. Il semblerait en d'autres termes que l'attitude de dénigrement envers l'économie française soit caractérisée par la partialité et que c'est plutôt la situation allemande qui doive être l'objet de préoccupations car c'est ce pays qui devra à moyen terme régler sa dépendance à ses exportations tout en affrontant des défis démographiques.

2020 PNB

l ne se passe pas une semaine sans que l'actualité nous rappelle le basculement du monde en cours et la poussée subséquente des pays du Sud. A l'horizon 2020, le produit national brut (PNB) des sept plus grandes économies émergentes, baptisées "E7", devrait être supérieur à celui des pays du G7, actuellement les plus riches du monde. La percée n'est pas qu'économique. Le Sud est de plus en plus présent sur la scène internationale où il fait entendre sa voix (en mai 2009, à la conférence internationale de l'ONU sur le racisme (Durban-II) ; en décembre 2009, lors de la conférence de Copenhague sur l'environnement ; en mai 2010, à l'occasion de l'accord entre Brési, Turquie et Iran en matière nucléaire…). Les exemples sont aussi nombreux que variés. Un des plus révélateurs concerne l'organisation des grandes manifestations sportives (Jeux olympiques, Coupes du monde), longtemps refusée à ces pays. Cette nouvelle réalité a bien été évoquée par le président brésilien Lula qui a déclaré, au lendemain du choix de son pays par le comité pour l'organisation des Jeux olympiques en 2016 : "Comme nous avons été colonisés, nous avions une manie : être petit. Aujourd'hui, c'est fini ! C'est notre heure".


INFORMATIONS D'INTERNAUTES - GOOGLE

Une page du moteur de recherche Google.


Le groupe américain Google fait l'objet, depuis lundi 25 octobre, de poursuites en nom collectif intentées aux Etats-Unis. Des internautes reprochent au moteur de recherche de violer la vie privée de ses utilisateurs en communiquant des données confidentielles avec des tiers. "En raison de sa domination sur le marché de la recherche, Google, plus que toute autre société, représente une grande menace pour la confidentialité [des informations] des citoyens", estime Kassra Nassiri, l'un des avocats à l'origine de la plainte.


"Les demandes sur moteur de recherche des internautes, qui contiennent souvent des informations très sensibles et identifiables, sont fréquemment transmises à des cabinets de marketing, des courtiers en données, et vendues et revendues à un nombre infinis de tiers", affirme la plainte (.pdf) déposée auprès du tribunal fédéral de San José, en Californie, au nom d'une internaute de San Francisco, Paloma Gaos.
DONNÉES ANONYMISÉES ?
Les plaignants demandent à être dédommagés et exigent un changement des pratiques de Google, qui détient 60 % du marché de la recherche aux Etats-Unis. Les avocats font notamment valoir que "non seulement Google, dont la devise est 'Ne faites pas le mal', promet dans sa politique de confidentialité de ne pas faire cela, mais en plus [le groupe] a plusieurs fois dénoncé cette pratique-là".
Un porte-parole de Google, interrogé par l'Agence France-Presse, a indiqué qu'il ne pouvait pas commenter la plainte, vu qu'elle n'avait pas encore été étudiée par le groupe de Mountain View. Google assure ne fournir aucune donnée personnelle aux annonceurs et autres tiers, et affirme que tout ce qui concerne les recherches est rendu anonyme par l'effacement de toute information permettant d'identifier un internaute.

IDÉES - DESIGN - SOCIAL

Safe Agua, un programme pour faciliter le stockage, l'utilisation, le transport et la conservation d'eau pour les habitants de bidonvilles du Chili
Safe Agua, un programme pour faciliter le stockage, l'utilisation, le transport et la conservation d'eau pour les habitants de bidonvilles du Chili Desing matters





Julie Lasky pour Metropolis Mag vient de signer un très pertinent papier sur les limites de la conception sociale. A l'heure où l'engagement social des designers se multiplie, sous de multiples 
formes (sociétés à but non lucratif, initiatives sociales d'entreprises, mobilisation étudiante, partenariat avec des ONG, compétitions de design…) et de multiples sujets (allant de la conception d'abris d'urgence, aux purificateurs d'eau ou au four solaire… ), nombreux sont ceux qui jugent ces travaux certes bien intentionnés, mais pas nécessairement concrets. Où sont les résultats de toutes ces initiatives ?
Click Here


Pour Julie Lasky, le succès est différent selon le point de vue qu'on envisage : celui du design, celui du financeur ou celui du destinataire. "La moitié du succès est ficelé avant que quiconque n'ait saisi un crayon pour dessiner la solution", estime Mariana Amatullo, directrice de DesignMatters, un département du Centre d'Art du Collège du design (blog) qui entreprend des initiatives de changement social, en faisant référence à la difficulté qu'il y a de monter des projets avec un réseau de partenaires multiples. Et l'une des premières raisons repose sur le fait que le milieu comporte beaucoup d'intrigants, qui cherchent avant tout à se faire rémunérer, asséchant une économie d'aide déjà bien souvent misérable, accuse Julie Lasky.
Pour David Stairs, directeur des Designers sans frontières (DWB), qui estime que son taux de réussite sur les projets est de l'ordre de 10 %, la conception sociale est un secteur qui ressemble à l'industrie des services alimentaires : il est facile d'y entrer, mais difficile d'y réussir. Le secteur est devenu extrêmement concurrentiel et il n'est pas facile pour les concepteurs de gagner la confiance des financeurs qui ont déjà souvent de nombreux programmes autonomes. Pour Stairs, le soutien apporté aux projets ambitieux est insuffisant. Le milieu préfère souvent soutenir des projets modestes, qui ont certes plus de chance de succès, mais dont le succès est bien difficile à évaluer.
L'état d'avancement des projets de conception social est souvent sous-estimé, suggère Cameron Sinclair, confondateur d'Architecture pour l'humanité (AFH) qui développe quelques 40 projets dans 16 pays.
Mariana Amatullo convient que le secteur manque de techniques et de nomes d'évaluation des projets, et souffre d'une pénurie de répertoires de projets – même si on en dénombre certains comme Design21. "Il y a beaucoup de réussites qui restent isolées. Et mêmes quand les projets réussissent, il y a un manque d'infrastructures et de financement pour permettre de reproduire ces bonnes pratiques. Le passage à l'échelle est difficile."
Car le passage à l'échelle est le Saint Graal de l'innovation sociale. Les financeurs, comme les médias, ont tendance à juger le succès d'un projet non pas sur le confort qu'il apporte à quelques personnes, mais par le nombre de vies que le projet touche. Pourtant, estime Lee Davis, président de NESst, une association qui aide les organisations qui travaillent dans le domaine de l'innovation sociale à trouver des financements, "certains projets ont besoin d'être petits", de reposer sur l'artisanat local par exemple, qui ne s'ajuste pas toujours au marché mondial.
Selon plusieurs observateurs, c'est le passage à l'échelle qui a condamné PlayPump, une pompe à eau qui fonctionne comme sur un tourniquet par le jeu des enfants. PlayPump a longtemps été le chouchou des médias. Malgré les 16 millions de dollars investis par le gouvernement américain et le déploiement de quelque 4000 pompes, celles-ci se sont avérées finalement difficiles à faire fonctionner. "Au moment où ils sont passés à l'échelle, la pompe aurait du en être à sa sixième version, mais en fait, ils ont utilisé le prototype original", explique Cameron Sinclair. Un prototype qui n'était pas adapté à toutes les situations et qui n'offrait pas de solution de secours pour pomper de l'eau quand les enfants n'étaient pas là : les femmes avaient du mal à jouer au tourniquet pour pomper l'eau… Forcément, sans amélioration de la conception avec les utilisateurs finaux, le projet ne pouvait pas passer à l'échelle.
Car contrairement à ce qu'on pourrait penser, même dans le design social, la communauté cible est encore trop souvent absente de la conception. Et même les efforts les plus assidus de collaborations avec les pouvoirs locaux, les chefs d'entreprises et les utilisateurs finaux ne sont pas une garantie de succès dans la compréhension des écosystèmes complexes dans lesquels ces innovations s'introduisent, estime David Stairs, en rappelant que les puits artésiens creusés dans les années 80 en Somalie avaient contribué à une vaste guerre de clans. Un programme de l'AFH par exemple a consisté à développer une coopérative de cuisson organisée par des veuves victimes du tsunami au Sri Lanka. Le programme a travaillé avec ces femmes pour les aider à concevoir le business plan, le financement, trouver l'équipement… mais il a été contraint à l'abandon quand elles ont commencé à recevoir des menaces de mort d'un gangster qui avait le monopole des cuissons locales.
Emeka Okafor (blog), un entrepreneur qui a fondé Maker Faire Africa en 2009, lieu de rencontre pour les innovateurs du continent, fait remarquer que le simple fait de rechercher des informations sur l'innovation dans le monde en développement est difficile.
Bien sûr, il y a des success-stories. Safe Agua, un programme de DesignMatters pour faciliter le stockage, l'utilisation, le transport et la conservation d'eau pour les habitants de bidonvilles du Chili a développé des systèmes simples pour l'acheminement de l'eau, sa conservation, ainsi que des systèmes de laveries et de douches communautaires grâce au travail des étudiants du Centre d'art local (blog) et une institution de bienfaisance de Santiago (vidéo).
La famine, la sécheresse, la maladie, la pollution, la violence, l'ignorance… sont des problèmes systémiques apparemment insolubles auxquels s'attaquent les responsables sociaux, désormais aidés par les designers. Or ceux-ci, qui opèrent traditionnellement au point où l'objet (ou la communication) rencontre l'utilisateur, manquent de formation dans ces domaines broyés par des intérêts divergents et des comportements inextirpables. "Les gens ont de grandes intentions, mais ils ne réalisent pas combien ce travail est difficile et la somme de choses qu'il faut gérer pour réaliser un succès. Il ne suffit pas d'avoir une idée brillante et concevoir un bon produit ou un bon service, il faut aussi être présent à chaque étape, évaluer et tester le projet constamment pour être sûr qu'il va prendre son envol et être adopté par la communauté. Il faut de la patience, de l'habileté et de la diplomatie. C'est ce que nous devons commencer à enseigner à nos étudiants", conclut Mariana Amatullo.

HIGH-TECH - CONSOLES DE JEU

zeebo.1288366255.jpg



Les consoles de salon vont-elles parvenir à s’implanter sur le marché chinois ? C’est en tout cas ce que pensent les constructeurs de la Zeebo, un appareil “hybride” initialement lancé en Amérique latine. Proposée par l’entreprise brésilienne Tectoy et par l’un des leaders de l’industrie des microprocesseurs, l’américain Qualcomm, l’appareil mise notamment sur les contenus dématérialisés.
La Zeebo est une console “low cost”, avec des composants peu chers, une carte mémoire flash, et une connectivité avec les réseaux de téléphonie en 3G, plutôt qu’un accès au haut débit via Internet. Les utilisateurs téléchargent directement les jeux auxquels ils souhaitent jouer.
Pour trouver sa place dans les 120 millions de foyers urbains chinois, Zeebo vient de signer un accord avec China Digital TV, rapporte Venturebeat. “Aucune date n’a pour l’instant été communiquée, mais le partenariat avec la firme chinoise est un grand pas vers l’arrivée de la console dans les mains des utilisateurs”, analyse le site spécialisé.
La connexion de l’appareil aux réseaux 3G constitue aussi un important atout pour Tectoy et Qualcomm. Cela permet en effet de considérer la Zeebo comme un système destiné à divertir les familles, et non comme une console “stricto sensu” : le gouvernement chinois se montre en effet défiant vis-à-vis de ces appareils, “mauvais” pour la jeunesse.
1404484_3_332f_le-prototype-de-console-de-lenovo.1288366199.jpg
Au mois d’août, le fabricant d’ordinateurs chinois Lenovo avait annoncé le développement d’une autre console destinée aux foyers chinois. Censée concurrencer la Wii de Nintendo ou le dispositif Kinect de Microsoft, qui permet de jouer sans manettes, l’eBox, dotée d’un système de détection de mouvement, pourrait sortir au mois de novembre. Elle devrait aussi coûter moins cher que les machines japonaise et américaine.
La Zeebo ou l’eBox peuvent-elles s’imposer en Chine ? Le marché des consoles est pour l’heure embryonnaire. Il ne représente, en 2009, que 94 millions de dollars (67,59 millions d’euros), selon les données du cabinet d’études PricewaterhouseCoopers. Porté par le jeu en ligne, le marché chinois est pourtant le deuxième d’Asie, derrière le Japon, et pèse 4,5 milliards de dollars (3,24 milliards d’euros).